The Goldfinch

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Cet été, j’ai lu Le Chardonneret de Donna Tartt. Le résumé ne m’a pas tentée, mais vu l’engouement des anglophones pour The Goldfinch, j’ai décidé de donner une chance à ce pavé.

Un petit garçon new yorkais qui perd sa maman dans un attentat et vole un petit tableau suite aux conseils d’un vieillard mourant sur le moment, c’est étrange. Mais ce tableau va mener Theo Decker à des personnes toutes aussi différentes qu’intéressantes. Un ébéniste surdoué qui va lui apprendre le marché de l’art, une famille huppée de l’upper east side qui le recueille, et une jeune fille rousse dont il tombe éperdument amoureux vont l’aider à se redresser dans les mois suivants cet événement.

Obligé d’aller vivre chez son père malhonnête et sa belle mère junkie dans un Nevada désert, Theo va rencontrer un garçon qui déménage de pays en pays avec sa bouteille de vodka. Cette fois ci c’est l’alcool et les drogues qui vont le faire continuer, sans jamais se séparer de son petit tableau.

Ces personnages vont l’accompagner durant sa vie, tumultueuse et non maîtrisée. Son périple à travers les Etats-Unis puis en Europe lorsqu’il perd la trace de son tableau nous donne un aperçu des dessous du marché de l’art, car le tableau caché sous son oreiller est très recherché…

Une belle tranche d’Etats-Unis nous est servie ici. L’apparence, si chère aux américains, est omniprésente dans toutes les catégories sociales dépeintes dans Le Chardonneret, et met mal à l’aise.

Le livre est certes un peu long, mais il en vaut la peine, bien écrit en anglais, on s’éprend rapidement du jeune protagoniste. L’auteur ne cherche pas à susciter la pitié du lecteur, mais plutôt à donner envie de savoir comment Theo va s’en sortir.

Le prix Pulitzer a été décerné au Chardonneret, mais des critiques très virulentes lui ont aussi été adressées. « Infantilisation de la littérature », « c’est un Harry Potter pour adulte », « le New York Time n’ose plus dire qu’un livre populaire est nul », sont des phrases qui ont été prononcées par des critiques littéraires dans The New Yorker ou The Paris Review. En effet ce livre pourrait être de la littérature pour jeunes adultes, mais je trouverais ça dommage de ne se cantonner qu’à des livres pour sa « catégorie d’âge ».

Quoi qu’il en soit, j’ai passé un bon moment à suivre l’évolution de Théo, les personnages sont complexes et j’ai l’impression d’avoir voyagé au coeur des Etats-Unis. Le livre va être adapté sur grand écran, ce qui nourrit les critiques négatives, mais j’ai hâte de découvrir les acteurs choisis et la manière dont ce long texte sera transposé en film.

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Une réflexion sur “The Goldfinch

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